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Le vélo d’un enfant

Dans l’épisode Wiki ERM (22), j’expliquais ma stratégie : présenter mon site internet au juge qui devait être présent le 13 janvier 2026. Pour moi, c’était une occasion de démontrer, preuves à l’appui, ce que je vis depuis des années.

Quelques semaines avant cette date, la police de Roussillon m’a porté une dernière accusation : le vol d’un vélo survenu en avril dernier.

Quand j’ai appris que ce vélo appartenait supposément à un enfant, je me suis senti profondément mal. Je l’ai immédiatement remis aux policiers et j’ai rempli une déclaration indiquant que j’étais prêt à payer les coûts nécessaires pour le remettre en état de fonctionnement. Après ça : plus aucune nouvelle. Le silence complet. Jusqu’à la fin novembre… où ils ont décidé de m’arrêter.

Un vélo d’enfant. Sérieusement.

Ce vélo était tout sauf un vélo d’enfant. Il était barré depuis plus de deux semaines sur une clôture, avec un cadenas ridiculement facile à enlever. Pendant ce temps-là, moi, je ne peux même plus me déplacer en vélo sans qu’on vandalise le mien : pneus crevés, sabotage répété, intimidation constante.

Ce jour-là, j’étais fâché, épuisé et à bout. J’avais besoin d’une roue. J’ai mordu à l’hameçon.

Ça n’excuse pas mon geste. Je le reconnais pleinement. Mais quand tu encaisses des coups sans arrêt, quand tu te fais pousser dans un coin encore et encore, il arrive un moment où tu perds la tête et tu fais des choses que tu n’aurais jamais faites en temps normal comme la fois ou j’ai volé la voiture de Nancy Lambert. J’ai naïvement cru que si j’arrivais enfin à prouver ce qui m’arrive, une juge pourrait comprendre le contexte. Je me trompais.

Ils sont tellement prévisibles

Prêt à assumer mes responsabilités, je me présente donc en cour le 13 janvier.

Et devinez quoi ?
Pas de cour.

Aucune audience. Aucune explication claire. Comme si on ne voulait surtout pas que j’aie l’occasion de m’exprimer ou de présenter quoi que ce soit — encore moins mon site internet.

Honnêtement, je ne savais même pas comment j’aurais abordé le sujet devant la juge. Mais le simple fait que cette possibilité existe semblait suffire à inquiéter certaines personnes. Résultat : exactement ce que je prévoyais s’est produit. Pas de cour, mais une nouvelle raison pour moi d’écrire, encore.

Un système manipulé

Quand on regarde l’ensemble, il devient difficile de croire que tout ça est le fruit du hasard. Quelqu’un, quelque part, manipule clairement le système à son avantage.

Ce n’est pas pour rien que la police a inscrit dans mon dossier judiciaire que je publierais des adresses de policiers. Cette affirmation vient simplement du fait que j’en ai parlé dans une de mes vidéos YouTube — pas d’un geste criminel, pas d’une action concrète, mais d’un propos sorti de son contexte et transformé en élément à charge.

Encore une fois, on ne cherche pas la vérité. On cherche à contrôler le narratif.

Et pendant ce temps-là, moi, je continue d’écrire. Parce que c’est tout ce qu’il me reste pour laisser une trace de ce qui se passe réellement.