2026/01/18 at 5:07 pm
La définition de YouTube, j’ai l’impression que c’est illégal d’avoir vu ça gratuitement !
De victime, à lanceur d’alerte
Les derniers jours m’ont forcé à comprendre une chose essentielle : la vraie raison pour laquelle on peut m’en vouloir autant. Voilà plus de six ans que je subis pression, intimidation, injustice et abus de pouvoir de la part d’un système tentaculaire, nourri par des milliards et protégé par trop de personnes influentes.
Ce changement de perspective m’a toutefois permis de garder la tête haute et de poursuivre ma démarche. Qui aurait cru que moi, Francis Bastien, deviendrais un jour un lanceur d’alerte au Québec ? C’est déroutant… mais révélateur.
La prise de conscience
C’est en regardant un reportage sur la commission Charbonneau que j’ai réellement compris contre qui — et contre quoi — j’avais décidé de me lever. Ce documentaire a agi comme un déclic. Il m’a permis de mettre des mots et des images sur ce que je vivais depuis des années.
Un élément m’a frappé plus que tout : l’absence de violence physique directe. On y voit un entrepreneur témoigner à la caméra, parler de menaces, de bris d’équipement, de pressions constantes. On lui pose alors une question simple :
« Avez-vous payé le 3 % qu’on vous demandait ? »
Sa réponse est claire : non.
C’est à ce moment que j’ai compris. La violence physique n’est pas l’outil principal de ces gens. Pourquoi ? Parce que tuer déclenche des enquêtes. De vraies enquêtes, menées par de vrais policiers. Et même s’il existe de la corruption, la technologie moderne finit toujours par faire remonter la vérité.
Les méthodes
Tout ce qui est montré dans ce reportage — sauf la violence physique — correspond exactement aux méthodes que j’ai subies.
Intimidation psychologique.
Pression constante.
Isolement.
Épuisement.
Ce sont des stratégies calculées. Invisibles pour le public, mais dévastatrices pour ceux qui refusent de plier.
Les pions du système
J’ai aussi l’impression que si certains tentent d’éliminer toute une famille comme les Rizzuto, ce n’est pas un hasard. C’est peut-être parce que d’autres ont compris que cette famille est — ou a été — un pion central d’un système corrompu enraciné depuis des décennies.
Ils encaissent ce qui ne peut être dissimulé. Mais si le dernier tombe, à qui attribuera-t-on la responsabilité de cette corruption systémique ? Trouver des volontaires pour porter le blâme, finir en prison pendant que d’anciens complices millionnaires célèbrent leur impunité… ce n’est pas évident.
Le miroir français
En repensant à mon enfance, une chose s’impose : le Québec a toujours observé et copié la France. Si François Legault parle autant de l’Ontario, ce n’est probablement pas un hasard non plus.
La France vit aujourd’hui ce que nous commençons à vivre ici, mais avec vingt ans d’avance.
Là-bas, le système a été dénoncé.
Les pratiques ont été exposées.
Les responsables ont été condamnés.
Des milliards d’actifs issus du crime organisé ont été récupérés.
Ce qui se passe actuellement au Québec ressemble étrangement au début de ce processus.
Tout y est
- La corruption.
- Les logements sociaux et les futurs pots-de-vin pour y accéder.
- La modification du zonage.
- La corruption municipale, provinciale et nationale.
- Les appels d’offres biaisés.
- Le gonflement systématique des prix.
- Le pion premier ministre du Québec.
- Le fameux 3 % pour le politique.
Tout y est.
Agir commence par voir
Je pourrais continuer à vous en parler, mais le plus important est ailleurs. Je vous invite à regarder ce reportage. Il est instructif, dérangeant et essentiel.
Il n’est pas trop tard pour agir.
Car pour régler un problème, il faut d’abord l’identifier. Et ce que je fais aujourd’hui, moi, Francis, je le fais pour le Québec de demain.
Québec, je t’aime.
